Le costume breton 1850-1950
Généralités
Si depuis le milieu du siècle dernier, personne ne porte plus au quotidien le costume breton, il continue nénamoins à appartenir à l'identité bretonne, dont il est devenu l'un des symboles.
Chaque localité avait sa propre mode. De ce fait, on ne peut pas parler d’un costume breton mais des costumes bretons. En fonction du lieu, de l’époque, et même des situations, on ne porte pas le même costume. C’est ce qui fait sa richesse et sa diversité.
Même s’il n’y a pas de costume spécifique à Landerneau, les modes qui y sont portées sont le résultat d’influences apportées par les populations voisines qui viennent vivre en ville ou qui y fréquentent les nombreux marchés. Il n'est donc pas rare d’y trouver des costumes d'autres lieux du Haut-Léon et d'une partie de la Cornouaille, Plougastel-Daoulas, Châteaulin, d'autant plus que la ville est à la frontière de deux pays : le Léon au Nord et la Cornouaille au sud.
Les évolutions vestimentaires se voient particulièrement dans les éléments du costume féminin que ce soit la coiffe, le châle ou le tablier ; mais celui des hommes subit également quelques modifications.
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Le costume féminin
Trois modes vestimentaires différentes peuvent être portées par les landernéennes en fonction de leur origine ou de leur condition : la mode artisane, la mode du Bas-Léon et celle du Haut-Léon.
Le costume de Landerneau vers 1840
Il se compose d’une jupe de berlinge (en lin et laine), d’un jupon, d’un corselet de laine brodé ou galonné, porté sur un chemisier en lin. Le tablier de travail est généralement fait d'une étoffe grossière. La coiffe de forme primitive donne naissance par la suite aux grandes familles de coiffes : les Sparlenn, les Choukenn et les cornettes. Elle se porte soit montée soit dépliée et tombe alors sur les épaules. Une sous-coiffe lui donne du maintien.
Les modes vestimentaires des artisanes
Cette mode totalement citadine se portait dans les parties urbaines de Brest et Landerneau. La femme appelée artisane est reconnaissable par sa coiffe de ville en forme de bonnet, la Marmotte. Les jours de cérémonies ce bonnet est brodé de fleurs. Les brides de la coiffe se portent soit pendantes sur les épaules, dans le dos ou sont nouées au menton ou jusqu’à la poitrine par un nœud appelé mentonnière. On l’appelle aussi "coiffe des fainéantes" car elle est inadaptée pour les travaux des champs.
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Le costume féminin (suite)
Les modes vestimentaires du Bas-Léon
Elles se différencient des autres tenues par la coiffe dite Choukenn ou Penn Paket portée dans les zones rurales du nord-ouest de Landerneau. Comme son sobriquet breton l'indique (Tête enveloppée), elle recouvre en grande partie la tête. Elle est associée au châle qui devient un élément essentiel du costume léonard à partir de 1860 et jusqu’aux années 1940. Le petit châle porté pour le travail est appelé mouchoir ; on le préfère grand, brodé et frangé pour les cérémonies. Le tablier est une pièce importante du costume, véritable élément de coquetterie.
Les modes vestimentaires du Haut-Léon
Pour le costume du Haut-Léon, la coiffe, en filet le plus souvent brodé pour les grandes occasions, est appelée Sparlenn ou Tintaman et se reconnait par ses ailettes repliées sur la coiffe. Autre élément du costume, le châle est plié de façon à faire apparaître trois plis et demi de chaque côté de la poitrine laissant largement apparaître une guimpe en tulle brodé. Jupe et tablier à piécette sont habituellement sobres mais certaines femmes arboraient exceptionnellement des tabliers en satin broché ou brodé.
Les autres modes vestimentaires dans le Pays de Landerneau
Dans les communes rurales du sud de Landerneau au nord de la Cornouaille, les femmes de Loperhet, Dirinon, Saint Urbain, Irvillac, Saint Eloy, Daoulas et Logonna portent la coiffe dite C’hoef Berr ou C’hoef Noz jusqu'au début du XXe siècle. Après 1905, elle est remplacée progressivement par la mode d’Hanvec, la C'hoef Kenevodez, dite coiffe carrée dont les ailes sont plaquées sur les côtés et la visagière, le haut de la coiffe. C'est sans doute le manque de repasseuses de coiffes qui a fait évoluer cette mode pour un modèle plus porté.
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Le costume masculin
Il existe une grande diversité entre les vêtements portés par les hommes et ceux portés par les femmes.
Le costume masculin au XIXe siècle
Comme celui des femmes, il subit aussi quelques modifications : dès la fin du XIXe siècle, les hommes préfèrent le pantalon droit aux anciens Bragous, culottes bouffantes resserrées au niveau du genou. Ils conservent la ceinture, le gilet et le chapeau qui reste un élément indispensable. Pour le costume porté dans le Bas-Léon on ajoute aux cols des vestes et gilets un col officier alors que pour celui Haut-Léon le gilet reste proche des modes du costume dit à la "Louis XV".
Le costume masculin au XXe siècle
Le costume typique du Bas-Léon est très sobre. Il se compose d'un pantalon noir ou gris rayé, un gilet croisé en V à double boutonnage, le chuppen, cette veste noire courte à col officier, possédant 5 à 6 boutons en ligne de chaque côté. Le chapeau typique du Léon à large bord est entouré d’un ruban de velours pendant, formant les guides. Il est différent du costume porté dans le Haut-Léon appelé Justinock, un justaucorps à manches qui descend jusqu'aux genoux et serre la taille.
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