1796 : Du bruit dans Landerneau

Marc Didou, Spectacle à l'efficgie d'Alexandre Duval, 2022

 

 

 

 

Alors que la 18e édition de la Fête du bruit va prendre ses quartiers dans les jardins de la Palud, penchons-nous sur la locution "Du bruit dans Landerneau" qui trouve son origine en 1796, il y a 230 ans !

 

 

 

 

Alexandre Duval (1767-1842)

 

La première mention connue de cette expression se trouve dans la comédie du rennais Alexandre Duval, "Les Héritiers". De son vrai nom Alexandre-Vincent Pineux, l’auteur est né à Rennes en 1767. Il devient tour à tour marin, secrétaire de la députation de Bretagne, ingénieur, dessinateur, acteur, académicien. En tant qu’auteur, il a écrit 60 comédies, drames et opérettes.

 

La pièce de théâtre "Les Héritiers" 1796

 

Appelée encore " Le Naufrage", elle est représentée pour la première fois, à Paris, au Théâtre français, le 27 novembre 1796.

 

L’une des scènes de cette comédie se passe dans un château des environs de Landerneau, propriété d’Antoine Kerlebon, que l’on croyait mort dans un naufrage. Mais son retour inattendu surprend ses proches et également son valet Alain qui s’exclame : "Antoine, oh le bon tour, je ne dirais rien ; mais cela fera du bruit dans Landerneau".

 

À plusieurs reprises la pièce, inscrite au répertoire de la Comédie française, qui connaît un succès durable au XIXe siècle, évoque la réputation cancanière de la ville. L’expression plut au public qui s’empressa de l’utiliser chaque fois qu’un évènement inattendu se produisait.

 

Pour en savoir plus sur les origines et déclinaisons d’usage de l’expression, vous pouvez consulter la page dédiée sur ce portail.