4 mai : Journée internationale des pompiers
Cette journée commémorative est l’occasion de revenir sur la genèse
du corps de sapeurs-pompiers de Landerneau, il y a 250 ans.
La peur des incendies
Incontestablement, les incendies, très fréquents jusqu'au XIXe siècle, représentent l'une des plus grandes craintes des municipalités, particulièrement depuis celui de Rennes, en 1720, qui détruisit 850 maisons en 6 jours. À Landerneau, on recense dans les archives une quinzaine de sinistres, entre le XVIIIe et le début du XXe siècle. En effet, la ville conserve encore ses rues étroites et de nombreuses maisons en bois. En 1813, un incendie éclate sur le pont de Rohan, détruit trois maisons et provoque le décès de 5 personnes.
Du matériel pour lutter contre le feu….
À la suite du gros incendie qui éclate en 1741 sur la place aux Pots, l’actuelle Place Commandant l'Herminier, la communauté de ville s’équipe d’une pompe, mais faute d'en connaître le fonctionnement, on ne l'utilise pas. Pour les édiles, l’achat de matériel est "d'autant plus necessaire qu'une grande partie de la ville est batie en bois, surtout autour des halles". C’est d’ailleurs sous l’escalier de ces dernières qu’est logée la pompe à feu.
Puis, au moment de la construction de l’hôtel de ville, en 1748, place aux pots, il est prévu un nouveau local pour l’abriter. En 1843, ce matériel anti-incendie est stocké provisoirement à l’hôpital de la marine, dans le couvent des Ursulines. Enfin, en 1890, la ville fait démolir une vieille demeure rue de la rive, aujourd'hui rue du chanoine Kerbrat, pour y construire sa nouvelle prison et le dépôt des pompes à incendie.
…et des pompiers
À la fin des années 1760, on projette la création d’un corps de 30 pompiers dont 20 ouvriers choisis parmi les charpentiers et les couvreurs. Mais ce n’est qu’en 1776, il y a 250 ans, qu’est mis en place un corps de 12 pompiers prélevés sur les effectifs de la milice bourgeoise "pour servir tant à l’exercice des deux pompes à feu hors le cas d’incendie qu’au service des dites pompes lors des incendies de la ville". Chaque recrue reçoit un traitement annuel de 30 livres.
Cependant, ce n’est seulement qu’un siècle plus tard que Landerneau se dote d’un véritable corps de sapeurs-pompiers, vers 1870.
