Le fonds photo Horellou-Troadec

 

 

 

Bicentenaire de la photographie oblige, nous vous proposons de faire un focus sur un fonds photographique exceptionnel de la collection patrimoniale de la ville, celui d’Ernest Troadec, photographe amateur, acquis en 2012.

 

 

 

   

 

Vue intégrale de la plaque stéréoscopique

 

   

Ernest-Troadec (1881-1934), photographe amateur

Anonyme, portrait d’Ernest Troadec,1924, collection Ville de Landerneau.

 

 

Secrétaire de mairie puis receveur municipal à la mairie de Landerneau, Ernest Troadec est également le fondateur d’une association de musiciens, la Société Musicale l’Indépendante, en 1900. Sa femme possédait un commerce Quai de Léon, le Café Parisien, jusqu’aux années 1930. En 2012, leurs descendants ont cédé à la ville un superbe fonds iconographique de plus de 300 plaques stéréoscopiques.

 

 

Qu’est-ce qu’une vue stéréoscopique ?

une plaque stéréoscopique et un stéréoscope

 

La photographie stéréoscopique, invention développée à partir des années 1850, constitue une extraordinaire expérience de la représentation des trois dimensions de l’espace.

 

Elle est fondée sur les principes optiques de la vue. L’appareil photographique est constitué de 2 objectifs permettant de prendre simultanément 2 photographies du même sujet. La double photographie obtenue, la photographie stéréoscopique, placée dans un stéréoscope permet de nous donner l’illusion des effets de profondeur et de relief que nos 2 yeux perçoivent naturellement.

 

319 vues de Landerneau et de ses environs

Ernest Traodec, passagers embarquant sur le bateau à vapeur au port de Landerneau, sans date, collection Ville de Landerneau.

 

Ce fonds est exceptionnel, non seulement en termes de volume, mais également au vu de la diversité des clichés et de la période charnière à laquelle ils ont été pris, durant la Première Guerre Mondiale, entre 1915 et 1918.

 

 

Parmi ceux-ci nous retenons une série consacrée à la navigation du bateau à vapeur dans le port de Landerneau : dans la seconde moitié du XIXe siècle, elle se généralise en rade, assurant le transport de marchandises et passagers vers Brest, Port-Launay et Landerneau. Un permis de navigation est accordé en 1863 au bateau à vapeur La Ville de Landerneau qui peut transporter 250 passagers. À partir de 1865 le trafic portuaire est très sévèrement concurrencé par l’arrivée du chemin de fer.

 

Si vous voulez voir plus de photographies de ce fonds, vous pouvez les retrouver ICI.